Euphrasie Coursault

Une Ligolienne décorée du Prix (Montyon) de la vertu en 1869

Ses origines, sa famille

Euphrasie Coursault est née le 29 décembre 1827 à Ligueil. Elle faisait partie d’une grande famille de bouchers et de marchands de bestiaux remontant à Nicolas Coursault (1709 – 1771), situés dans le faubourg Pont Charrault, devenu par la suite rue Balthazar Besnard

Après avoir consacrée sa vie à aider les plus démunis et les infirmes, mademoiselle Euphrasie Coursault, qui ne s’était jamais mariée, mourut le 29 mai 1921, à l’âge de 93 ans, à l’hospice de Ligueil (aujourd’hui, l’EHPAD Balthazar Besnard). 

Lingère et infirmière philanthrope

Euphrasie, quant à elle, tout en exerçant le métier de lingère, avait décidé d’accueillir chez elle les personnes les plus démunies de la commune. Ce fut tout d’abord deux vieillards sans le sou, ce qui lui valut les vives critiques et reproches de quelques habitants ligoliens. Peu importe, les qu’en dira-t-on, elle agrandit son asile et continua à recueillir d’autres malheureux. Ceux-là même qui critiquaient son imprudence, ne tardèrent d’ailleurs pas à lui amener d’autres infortunés. Elle soutenait tout ce petit monde par l’argent qu’elle gagnait de son travail. A cette époque, une lingère gagnait environ deux francs quotidiennement. Un jour, un négociant chez qui elle avait placé une somme d’argent en dépôt, fit faillite et l’argent fut perdu. « Ce sont les pauvres qui le perdent », aurait proclamé Mademoiselle Coursault. La mère de ce négociant se retrouvant sans ressources, la lingère, qui n’était pas rancunière, la prit chez elle et s’en occupa comme de ses autres pensionnaires.

En plus de sa générosité, elle était toujours là, quand le médecin de Ligueil avait besoin d’aide, pour une opération ou des soins délicats.


Toutes ces bonnes actions arrivèrent aux oreilles de l’Académie Française, qui décida de lui attribuer le Prix de la Vertu (prix Montyon) en 1869.

Le discours, le discours, le discours

Discours de Lucien-Anatole Prévost-Paradol, directeur de l’Académie française, le 9 décembre 1869.

Après ce discours de Lucien-Anatole Prévost-Paradol, directeur de l’académie, sur sa générosité et son courage, Euphrasie Coursault se vit remettre un prix de 2.000 francs, afin de l’aider à continuer sa charitable entreprise. 

 

Grande tante de Michel Coursault, officier de la Marine et détenteur de la Légion d’honneur

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *